Commentaires sur Femme déjà

    texte Pascal Meynieux

    La chinoise

    D’abord il l’avait appelée « La chinoise » bien qu’elle fut originaire de Saigon, puis Jade lorsqu’il découvrit qu’elle avait une pierre de cette couleur sertie dans l’oreille.

    Et comme elle avait un drôle de reflet roux dans le regard lorsque le ciel du soir s’y reflétait, il la fixait alors intensément, prunelles contre prunelles, paupières ouvertes.

    Un jour qu’il l’avait ainsi contemplée de longues minutes, immobile, la main contre sa joue, elle lui demanda :

    « Que regardes-tu ? »

    Après quelques secondes pendant lesquelles le temps et l’espace semblèrent ne plus avoir de sens, il répondit :

    « Je vois l’or en jade. »

    Pascal Meynieux, Paris

    Posté par Pascal Meynieux, 15 juin 2011 à 12:14 | | Répondre
  • texte Julie Baudoin

    Le loup est magnifique.
    Il ne nous fait pas peur.
    Le loup est sympathique.
    Il est là dans nos cœurs.

    Dans la meute des loups.
    Il y a les meneurs.
    Dans la meute des loups.
    Il y a les suiveurs.

    Peu importe cet ordre.
    Que nous rappelons toujours.
    Les loups entre eux s’accordent.
    A chacun vient son jour.

    Maintenant, pour finir.
    Sur eux pèse un nuage.
    Ils ne demandent qu’à partir.
    Si nous hommes restons sages.

    Julie Baudoin, étudiante, Thury-Harcourt, Normandie

    Posté par Julie Baudoin, 15 juin 2011 à 12:14 | | Répondre
  • texte Cathy Cornic

    La lumière vire au vert....dans l'oeil du loup qui attend la nuit, le monde entier devient flou....sauf elle.... la petite fille qui porte sur l'épaule le tatoo ailé, le signe sacré qui fait d'elle l'élue du clan des loups. Princesse ou proie, le loup ne sait pas encore ce qu'il fera d'elle. Mais sa présence est un petit miracle dans la nuit phosphorescente.....la grâce de son épaule offerte, sa beauté songeuse et un peu triste, la lumière délicatement posée sur la boucle de son l'oreille : cette petite fille dans la foule n'est pas une enfant ordinaire...
    A travers l'oeil du loup un peu garou qu'est l'objectif de Véronique Durruty, la réalité glisse dans le mythe, tout naturellement, d'un simple clic.
    A l'heure des loups, la lumière passe au vert, la magie opère. Et tout devient clair : cette petite fille est une déesse !

    , Paris

    Posté par Cathy Cornic, 15 juin 2011 à 12:15 | | Répondre
  • texte Catherine Rebours

    Fermer les yeux et regarder. Impressions. Je vois un instant volé, fugitif , une émotion. Je vois un tatouage fleur de peau, fleur de jeunesse. Mais le temps se suspend, devient lourd, pesant, moite. Malaise, la fleur se froisse, les couleurs s'avivent. Le noir corbeau des cheveux, le carmin des lèvres. La scène devient électrique, un éclat de lumière se pose sur l'enfant. Vite rouvrir les yeux. Je vois une petite fille, fleur de vie, qui a touché mon coeur.

    Catherine Rebours, Directrice Marketing, Chatou, île de France

    Posté par Catherine Rebour, 15 juin 2011 à 12:15 | | Répondre
  • Claudie Rocard-Laperroussaz

    Petite fille, fatiguée de ta longue journée d'écolière, le sommeil t'appelle.
    Sagement tu attends ta maman, encore à ses derniers clients.
    Bientôt, dans ses bras réconfortants à l'odeur si douce, tu t'endormiras et tu rêveras d'une vie de petite fille...

    Claudie Rocard-Laperroussaz, artiste, Paris

    Posté par Durruty, 09 avril 2013 à 23:03 | | Répondre
  • texte Fred Hamelin

    De la vie, petite...
    les choses deviennent toujours plus belles,
    Crois moi . On pense trop souvent à l'assurance
    et on en nie sourdement les merveilles
    De la vie, profites...
    contemple, cultive ton innocence,
    et oublies le souci de bien faire,
    ce souci d'être et de parfaire,

    D'innocence t’envelopper
    c’est autrement savourer ,
    chaque seconde un petit moment
    qui est celui d'un autre bien plus grand,
    plus fort et bien plus intense ,
    Alors ris en sarabandes et gracieuses danses

    Un moment à protéger, du haut de tes dix ans
    comme un cristal fragile...de tes grands yeux jubilants
    Comme le câlin cadeau d'une mère pour tes vaines alarmes.
    Un baiser pour les yeux mouillés de larmes.

    comme on découvre la rose qu'on apprivoise,
    comme la goutte d'eau caresse l’herbe du matin,
    comme la buée qu’on dessine d’un souffle coquin,
    comme ton petit coeur qui bat à perdre haleine
    Comme s’il s'arrêtait demain,
    vis l'instant en toute impertinence....

    Savourer le bonheur, c'est prendre avec ses mains cette seconde éternité
    et s'envelopper en son sein pour mieux l'apprécier....
    La vie est construite d'impermanence, et, finalement, tant mieux,
    on ne s'ennuie pas,
    On rebondi,
    On virevolte ,
    On tressaille,
    On escamote,
    et On contemple autrement,
    et On en rit pleinement,
    Petite, en éclats insolents …

    Frédéric Hamelin, photographe et écrivain

    Posté par Frédéric Hamelin, 13 avril 2013 à 13:58 | | Répondre
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